Je nais à Namur le 27 juin 1967. Mon enfance est belle, entourée de parents attentionnés et toujours à l’écoute… mais aussi d’une famille où l’engagement et le débat politiques s’invitent très régulièrement à table. Mon grand-père, Jean Chenoy, est alors une figure marquante du syndicalisme. Lorsque je suis perchée sur ses genoux, il me raconte non pas l’histoire de Cendrillon mais bien celle de la lutte ouvrière, des grèves de 60…
Convaincue que la réalité des rapports humains est complexe et que la connaissance me permettra de mieux comprendre « le pourquoi du comment », je souhaite, après ma rétho, me tourner vers la philo ou l’histoire des religions. Toutefois, une autre réalité me rattrape très vite : quelles perspectives professionnelles m’offrent ces deux options ? Très peu à vrai dire, et le monde du travail étant ce qu’il est, je choisis, sans me départir de mon questionnement, une branche somme toute assez proche de mes préoccupations : le droit, que je considère avant tout comme une science sociale !
Ma licence en poche (Université Libre de Bruxelles 1986 – 1991), je décide de me spécialiser dans la défense des droits d’auteurs et des artistes. A mes yeux, la culture et la création artistique constituent des biens indispensables pour l’épanouissement de chacun, en particulier des jeunes. De 1991 à 1992, je pars donc vivre à Montpellier pour suivre un DEA en droit intellectuel.
Après un bref passage au barreau, je réponds à l’appel d’un cabinet ministériel, celui de Guy Spitaels, alors Ministre-président de la Région wallonne. De 1994 à 1995, je poursuis mon engagement politique, comme conseiller juridique de Philippe Mahoux, alors ministre de l’Education et de l’Audiovisuel.
La connaissance et l’enseignement de la structure de notre pays étant des choses très importantes à mes yeux, j’occupe, parallèlement à mon travail au sein du cabinet, un poste d’assistante en droit public et institutionnel à l’ULB.
En 1995, je rejoins la fonction publique et j’exerce mes compétences de conseillère juridique auprès du ministère de la Communauté française, avec comme domaine de prédilection la défense de la diversité culturelle. Mais la réalité d’une mondialisation galopante me fait mettre également toute mon énergie professionnelle et personnelle dans la lutte contre la marchandisation - telle que prônée par l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce) – et la sauvegarde des droits fondamentaux du citoyen (la culture, l’éducation, la santé, etc.).
Consciente de la complexité du monde institutionnel et politique et convaincue que la citoyenneté est un droit mais aussi une obligation, je mets aussi mon expérience au service des jeunes dans le cadre d’un cours de « politique des institutions belges et européennes » que je donne à l’Institut supérieur de formation sociale et de communication à Schaerbeek.
Forte des ces diverses expériences, je désire donner une nouvelle dimension à mon engagement pour une société plus juste.
En mai 2003, je suis élue Députée fédérale et exerce ce mandat pendant quatre ans.
Depuis décembre 2006 je suis Conseillère communale à Namur.
En octobre 2007, j'intègre, en qualité d'Expert, le cabinet du Ministre de la Formation, de la Jeunesse et de l'Enseignement de Promotion sociale, Marc Tarabella.
De janvier à avril 2008 ,je travaille aux côtés de Laurette Onkelinx, Ministre de la Santé publique et des Affaires sociales, en tant qu'attachée parlementaire.
Depuis fin avril, j'ai à nouveau le plaisir d'exercer les fonctions de Députée fédérale.
Jeune femme active et passionnée, j’exprime une personnalité que certains qualifieraient de forte. Moi, je dirais plutôt que j’ai du caractère, ce qui me permet de continuer à avancer.
D’ailleurs, j’aime le déséquilibre car il est synonyme de « marche vers quelque chose ». Par opposition, je déteste le côté médiocre de la satisfaction de soi : l’immobilisme est pour moi synonyme de recul.
J’aime la vie pour ce qu’elle est : des plus grands défis à une super soirée entre amis, en passant par des instants furtifs qui captent la joie dans le regard de l’autre.
Optimiste, je sais que le monde peut être meilleur. Même si je sais qu’il y a un sacré boulot à faire !
Mon combat permanent est le respect de l’individu dans toute sa richesse, c’est-à-dire dans toutes ses différences. Cela passe nécessairement par le maintien et le développement du progrès social, au sens large, seul combat qui, dans un monde en perpétuelle mutation, permet de garantir les libertés individuelles et collectives.
Mais ce combat ne peut plus être l’apanage du « politique » ou de « l’économique » ; il doit être l’affaire de tous à travers une citoyenneté active impliquant des pouvoirs publics transparents et participatifs.
Il faut restaurer le rôle de l’Etat, dans toutes ses composantes, tant en qualité de régulateur qu’à travers le dialogue avec son premier interlocuteur : le Citoyen.
Non, tous les hommes et les femmes ne naissent pas libres et égaux…Mais, oui, ils ont tous vocation à le devenir !
C’est à la fois cette constatation révoltante, suivie de cette affirmation idéaliste, qui me poussent tous les jours dans mon engagement politique.
Si Liberté et Egalité constituent les deux piliers du progrès de l’humanité, ils ne seraient rien sans la Solidarité, qui est le ciment de la construction d’un autre monde.
Et si l’on se penche sur l’histoire du socialisme, l’on constate que liberté, égalité, solidarité ne sont pas des mots prononcés en vain par quelques illuminés. Ils ont permis d’engager de beaux combats et de conquérir de grandes victoires :
La politique est pour moi, avant tout, une histoire de cœur et de valeurs et non pas de conflits de structures et de querelles d’individus avides de pouvoir.
Alors oui ! Je suis de ce socialisme là et fière de l’être !
Et parce que seuls nous ne sommes rien et qu’il existe encore trop d’injustices et d’inégalités sociales à travers le monde, c’est avec tous les militants, les hommes et les femmes de gauche que nous continuerons à écrire l’histoire du socialisme.
Car si la promesse de l’histoire, c’est sa capacité à écrire l’avenir,la promesse de l’histoire du socialisme, c’est sa capacité à garantir NOTRE avenir !